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25 septembre 2006 - Divers - FranceComment monter un col à vélo

Been there, done that. Je suis monté au Puy-de-Dôme par les sentiers, parce que la route était fermée aux vélos. J'ai découvert les Alpes dans les lacets de l'Alpe d'Huez. J'ai enchaîné Peyresourde, Aspin et Tourmalet sous la pluie, dans le brouillard, avec mes affaires sur le porte-bagages. Bref, les cols ne sont plus une affaire lointaine, une scène en deux dimensions sur un écran de télévision. C'est une expérience personnelle, concrète, vécue à plusieurs reprises et pourtant éloignée de toute routine.
Ce que je peux en dire, c'est que la montée d'un col n'est pas réductible à la montée d'une côte de banlieue : la montée d'une côte, c'est un effort, alors que l'ascension d'un col est un voyage. Celui qui met dix minutes entre le pont de Sèvres et le sommet de la forêt de Meudon devra passer une heure vingt dans l'Alpe-d'Huez, deux heures et demie dans le Tourmalet. Plus de trois heures dans les trente-cinq kilomètres du Lautaret.
Au pied de la côte de Meudon, en effet, le cycliste du dimanche dispose d'une certaine quantité de résistance physique et nerveuse. Il va consommer ce stock progressivement, de manière à en conserver un peu jusqu'au terme de la montée. Il commence à pédaler sur le troisième plateau, passe sur le second sous l'autoroute, puis sur le premier dans le raidillon qui précède la voie ferrée. Il lui faut ensuite tenir le coup jusqu'au terme de la dernière et longue section de la montée. Lorsqu'il parvient à l'arrêt de bus, c'est à peu près terminé. S'il est à bout de forces, ce n'est pas grave.
Dans un col, il n'est pas question de considérer l'ascension comme une difficulté unique qu'il faudrait vaincre. Dans l'Alpe d'Huez, les quatre premiers lacets suffisent à épuiser le cycliste ; or il y en a dix-sept de plus à gravir. Le Tourmalet, c'est encore pire : les douze kilomètres, très pentus en permanence, n'offrent pas le moindre répit.
Il faut donc considérer l'ascension d'un col comme un long parcours qui dépasse les capacités d'un être humain normal. Il n'a pas, dans son corps, assez d'énergie pour l'accomplir. Au bout de quelques kilomètres il aura épuisé toutes les capacités de ses muscles. L'énergie, toutefois, cela peut se remplacer. Le cycliste va donc boire et manger, kilomètre après kilomètre, pour renouveler cette énergie au fur et à mesure qu'elle est dépensée. On apprend très vite à boire au goulot tout en pédalant dans une pente à 10 %.
Les moments de doute surviennent. Le corps se fixe alors des objectifs intermédiaires. Je continuerai jusqu'au grand lacet du kilomètre 13 ; or le corps dépasse le kilomètre 13, franchit le lacet et poursuit sa route. Je m'arrêterai à une terrasse de café à la Mongie quatre kilomètres avant le sommet, c'est absolument certain, je ne pourrai pas aller au-delà — mais le cycliste une fois à la Mongie ne pense plus qu'à continuer jusqu'au sommet. Quelle que soit l'habitude du succès, le doute est inévitable ; quelle que soit la force de ce doute, le succès final est certain.

Il serait donc possible en théorie, si on disposait de ravitaillements réguliers en nourriture et en boisson, de continuer pendant une durée indéfinie, de monter depuis le niveau de la mer jusqu'au sommet des plus hautes montagnes. On pourrait franchir trois mille, cinq mille mètres de dénivelé. Cependant, si un cycliste peut accomplir une telle performance en dix heures, le même cycliste se condamne à l'échec lorsqu'il veut s'amuser à accélérer, l'espace d'un seul lacet, dans le Tourmalet. C'est que le corps, une fois épuisées les réserves initiales, ne distille plus son énergie qu'au goutte à goutte. À chaque tour de roue, il autorise le tour de roue suivant. Que le cycliste appuie un peu trop fort et l'arrêt sera brutal. Je ne sais pas si mon analyse est vraie scientifiquement, mais elle est psychologiquement juste.
Monter un col, c'est donc pénible, c'est même dur, on ne sait jamais si on arrivera un jour au sommet, mais cela reste raisonnable. En cas de difficulté, le cycliste peut utiliser la vitesse comme variable d'ajustement : il suffit de ralentir pour souffrir moins. Il y a bien une limite : dans les derniers kilomètres du Tourmalet, quel que soit l'épuisement, il doit tout de même conserver une vitesse minimale pour ne pas tomber de son siège, pour ne pas passer vingt minutes dans chaque kilomètre. Toutefois ce seuil est beaucoup plus réduit que dans la course à pied. Le coureur de fond, à bout de forces après 35 kilomètres, doit fournir plus d'effort pour soulever son corps sur une foulée qu'un cycliste sur un tour de roue. Le cyclisme, même lorsqu'il atteint ses limites au-dessus de 2000 mètres, ne peut se comparer avec le marathon.
Publié par thbz le 25 septembre 2006
26 commentaire(s)
1. Par ZeGogo (26 septembre 2006) :
Bizarre : je jurerais que cet article n'était pas là il y a quelques minutes et pourtant, il est daté du 20 août !
Pour moi les cols, ça se monte en voiture. C'est le seul moyen à ma portée.
2. Par thbz (26 septembre 2006) :
La date correspond en fait à la date où l'article a été commencé. Je viens de changer la date manuellement, mais ça n'a pas l'air de fonctionner. Bon, peu importe.
Je ne peux pas monter un col en voiture, car je n'ai pas de voiture. Donc je les monte à vélo. Logique, non ?
3. Par Coucou (28 septembre 2006) :
Lecture très agréable. Sujet assez intéressant, mais surtout très bien écrit. Quel talent !
4. Par Pas vroum (14 février 2007) :
Y a que ceux qui ont fait du vélo qui peuvent comprendre ;)
5. Par pépère (20 février 2007) :
De toute façon lorsque l'on est en vélo, il vaut mieux se la jouer modeste, et que ceux qui veulent faire les costauds, on les retrouve sur le bord de la route quelques kilomètres plus loin.
Bravo pour le texte.
6. Par thorgeir (04 mars 2007) :
Très bien écrit et décrit. Juste une petite remarque, si tu es à plusieurs, il me semble que la route est moins pentue, que l'effort est moins important, que tu vas piocher moins dans tes réserves. De toute facon, il faut toujours en garder sous la pédale pour avoir le plaisir d'arriver en haut.
7. Par damien (06 mars 2007) :
Superbe félicitation, le dépassement de soi est un moteur psycologique et on se découvre bien plus fort que ce que l'on aurait penssé être capable.Merci à l'auteur de nous avoir fait participer à son expérience qui ne sera à n'en pas douter la dernierre: le Mont Ventoux? Sans doute!
8. Par (06 mars 2007) :
pardon: expérience qui ne sera à n'en pas douter pas la derniére. J'en profite pour ajouter qu'un col comme le ventoux sera beaucoup moins phisique car vite gravi: prudence tout de même à la decente ensuite, les 80kms/h sont vite ateind et là c'est hyper dangereu,mais l'auteur à de l'expérience lol.
9. Par herve (22 mars 2007) :
La je vois que l'homme a souffert dans les cols,ce qui me disent non ce col se monte facile ou ils sont forts,ou ils sont fous,ou ils dopés.
Car je fais un peu de vélo par plaisir dans mes jolies Pyrenées,et bien souvent meme avec un peu d'entrainement les montées sont difficiles mais en haut il te semble que tu es le roi du monde et que tu as realisé un exploit incroyable.
VIVE LE VELO PROPRE ET RESTONS MODESTES
10. Par Olivier (21 mai 2007) :
Ca rappelle de bons souvenirs et de bons moments de galère ... dans les grands cols alpins. Franchir le sommet laisse toujours une sensation particulière, même quand on a les jambes plantées dans le béton.
Un peu de promo pour les cols auvergnats sur le site : http://cantalperso.blog.lemonde.fr/
11. Par Niko (03 juin 2007) :
Quel bel article !
J'ai eu l'occasion de monter le col d'Hautacam à 2 repriseà quelques jorus d'écart et ton explication est parfaite.
Je me sentais encore sur mon vélo et pensant ce que tu écris. Vraiment un grand bravo pour ce texte si bien rédigé.
Il y a une approche de la difficulté que tu n'as pas démontré :
Quand la fatigue est pressante, que l'arrivée est proche, pour rien au monde, le cycliste s'arrêtera à 5 Km du sommet, par exemple ... Même à 5Km/h, il continuera. Il ne pourra pas ne pas se dire qu'il a monter le col sans s'arrêter. Il ne faut pas flancher dans les derniers instants de cette montée.
Le col d'Hautacam : Je le recommande à ceux qui cherche un col à grimper avec de la difficulté "correcte".
Le sommet est tout simplement "beau".
Savoir et pouvoir monter ce col est une réussite si toutefois on en s'arrête pas en route, à bout de force, de nerfs.
Merci encore pour ton texte, c'est magnifique.
12. Par thbz (03 juin 2007) :
C'est tout à fait exact, Niko. Dans le Tourmalet, rempli de doutes, j'avais accepté l'idée de m'arrêter un moment à la Mongie, quatre kilomètres avant le sommet, ne serait-ce que pour remettre de l'eau dans mes bidons ; mais une fois arrivé là, il n'en était plus question. Je suis arrivé au sommet avec mes bidons vides, je n'aurais peut-être pas pu faire un kilomètre de plus, mais j'ai réussi...
13. Par Upsilon 941 (13 août 2007) :
Bel Article.
Je pense (et même je suis sûr) que thbz à tout à fait raision. J'habite dans les pyrénées et j'ai 15 ans. Je crois que je suis un des rares jeunes du coin qui s'interrese au cyclisme.
Il y a environ un an, je suis parti du petit village de seix pour me lancer dans l'ascension du col de la Core. J'ai voulu accélérer dans une pente à 8% en voyant le sommet au loin. Mais la pente m'a vite fait ralentir et les virages semblait rendre le col plus lointain qu'il n'y paraissait. Je fait une pause de deux minutes puis c'est repartit, le compteur m'indiquait 9 km/h (je ne suis pas près de l'oublier) puis j'atteint le sommet au courage et en prime, j'abbandonne les mouches voraces qui m'ont accompgné du fait de ma lenteur dûe à mon accélération. Très content d'être au sommet, je descend tranquillement au lac de Bethmale pour me reposer pendant que mes parents reviennent de randonnée. temps d'ascension : 1h47
Un an plus tard (c'est à dire le 31 juillet 2007), je décide de me relancer à l'assaut du col que j'avait eu la prétention de défier. Je m'échauffe un peu sur le place du village, je mange une barre de céréale et c'est partit. Cette fois, prudence. La pente est douce pendant un ou deux kilomètres. Un cycliste me dépasse très vite alors que mon compteur indique 15Km/h. Je le laisse filer sachant que si j'essaye de m'accrocher, je pourrait faire demi-tour involontairement. Je monte donc assez souplement et à mon rythme jusqu'à être en vue du sommet. Pas question de faire la même erreur. Au lieu d'accélérer, je ralentit volontairement car je sait que la pente ne vat pas diminuer avant au moin trois kilomètres. Et là, très bonne surprise, je double le cycliste de tout à l'heure qui smeblait arrêté mais qui en fait, peinait à pédaler. Ainsi, j'atteint le dernier épingle à 500m du sommet avec un état de fraîcheur exceptionnel. La cause? Je montait à mon rythme. Allez plus que 100m. Un sprint pour la frime car je pouvait me le permettre avant de me laisser rouler jusqu'à Bethmale pour le retour. Et là, les 14Km furent bouclés en 1h05.
Epaté, je voulut monter un autre sommet plus dur après ma revanche. Et une semaine après. Direction plateau de Beille. Au pied du plateau, je vais moins vite que je le pouvait pour ne pas m'épuiser car c'était la première fois que je la faisait. Ainsi, tout c'est très bien passé. Et les 16Km à 7.9% furent finis en 1h28. Mieux que la première ascension d'un col moins long et moins raide.
Donc mieux vaut rester humble devant la montagne, sinon elle vout le fait payer très cher. Mon conseil: monter à votre rythme et n'essayer surtout pas de suivre d'autres cyclistes qui vont plus vite ou alors vous pourrez dire adieu au sommet. Voilà.
14. Par thbz (13 août 2007) :
Des cols de 16 kilomètres à 15 ans ? C'est remarquable, car le cyclisme demande de l'endurance et c'est une qualité qui est rarement développée à cet âge. Quand tu auras épuisé les Pyrénées, tu pourras tenter la mythique Marmotte dans les Alpes : une randonnée de 176 kilomètres et 5000 mètres de dénivelé (Alpe d'Huez, Galibier, Télégraphe...).
15. Par Upsilon 941 (15 août 2007) :
Je m'entraîne chez moi car il y a des petites côtes pas très longue mais très raides. Environ 15% par endroit. Et puis, à la fin de presque toutes, il y a des chiens qui entraînent parfaitement pour le sprint. (haha).
Mais j'ai été surpris par le plateau de Beille. 500m après la place des Cabannes, la route s'élève d'un coup mais j'ai éprouvé beaucoup de plaisir lors de cette ascension. A la fin, j'avait le soutien des chevaux de Merens tout noirs qui venaient gambader près de moi à la sortie de la forêt. Puis en voyant le tour de France, je savait que les derniers kilomètres étaient plus doux. Cela m'a permis d'aller au bout. Mais je n'ai pas fait la descente car en passant certain epingles à cheveux, la route s'élevait subitement et j'avait trouvé l'initiative de la descente plutôt dangereuse . Mais j'était venu pour la montée (même si je n'ai pas fait mieux que Contador).
Si j'ai la chance d'aller dans les Alpes, les principaux cols qui m'interessent sont:
Alpe d'Huez (par Bourg d'Oisans)
Galibier (par Télégraphe)
Joux Plane (par Samoens)
Mais dans les Pyrénées, je suis en vue de l'aubisque, le port de Lers (par Massat).
Puis quand j'aurait suffisament d'experience, le port d'envalira en partant d'Ax les Thermes, histoire d'aller plus vite que les voitures les jours d'emboutteillage étant très fréquent en Andorre. Mais nous y sommes allé hier et j'ai trouvé qu'après le pas de la case, la montée était terrifiante. Mais ce n'est pas grave. La jolie vue donne du courage.
16. Par Lanterne Rouge (16 août 2007) :
Alors la bravo. Voilà ce que j'appelle de l'ambition. Penser à monter des cols Hors Catégorie à 15ans et en vélo. Bravo.
Et bravo aussi à l'auteur de ce bel article qui parait si vivant.
A Niko:
C'est vrai que c'est beau le col d'hotacam.
17. Par novice (13 septembre 2007) :
L'analyse de la facon de monter un col est bonne et pertinente et si je peux me permettre je vais rajouter quelques conseil.
je fais du vélo depuis 5/6 ans et cette année j'ai décidé de monter 3 cols des Pyrénées. tout d'abord je précise que mon gabarit n'est pas celui d'un "grimpeur" (1,82 m pour 85 kg)mais avant de se lancer dans un col , je pense qu'il faut connaître ses limites (cardiaques et physiques).
J'ai monté le Portet d'aspet, l'Aspin et le Tourmalet et chaque fois je tiens compte de trois paramètres: le rythme cardiaque (< de 10 pulsations par rapport à la fréquence max), du mal musculaire (à la limite du mal)et d'une bonne hydratation + nourriture et j'ai oublié beaucoup de mental.
Avec ses paramètres, tu peux monter un col sans trop de problèmes.
Concernant le Portet d'Aspet ça été assez facile pour l'aspin et le Tourmalet, j'avais fais un repérage quelques jours avant et j'avais été impressionné, surtout par le Tourmalet.Pour la montée de l'Aspin , je suis parti un peu vite et la fin a été dure, mais bon ça été (Arreau- sommet du col =12 km à 11,5 de moyenne).Pour le tourmalet, les 17 derniers kms (à 10,5 de moyenne)j'ai respecté les paramètres sités plus haut et ça a bien fonctionné, très dur en arrivant à la Mongie mais à partir de là, c'est le mental qui prend le dessus et tu te dis si je suis arrivé là, je peux faire les quatres kms jusqu'au sommet. Les derniers lacets sont très, très durs mais quand tu arrives au sommet tu oublies toute la souffrance de l'ascension et tu éprouves une certaine fierté de ton exploit.
18. Par Upsilon 941 (22 septembre 2007) :
Je suis d'accord. En tout cas, c'est ce que j'ai éprouvé aussi. Par contre, je n'ai pas très bien saisit le principe des paramètres.
19. Par Chazy Chaz (30 octobre 2007) :
Je pense que les paramètres sont une sorte de limite qu'il ne faut pas dépasser (rythme cardiaque) ou une consigne (alimentation) pour optimiser ses performances.
20. Par Upsilon 941 (30 octobre 2007) :
OK d'accord :-)
En tout cas, pas de cols avant le printemps. Il fait trop froid pour le moment.
21. Par coco50 (17 mai 2008) :
Un col HC fait à 15 ans à peine ? (??)
22. Par (17 mai 2008) :
Faites le Mont-du-chat, on n'en reparle après !
23. Par Métropolitain (28 mai 2008) :
Comment est le Mont-du-chat ?
24. Par phil (13 juin 2008) :
Bonjour
Moi, je n'ai pas encore fait l'espérience de la haute montagne.
j'ai 53ans, je faisais du foot jusqu'en 2005.
Ayant déménagé, pour des raisons professionnel, depuis 2005, je fais du vélo.
Cet été, je part dans les Pyrénées pour faire le tourmalet.
Je m'entraine dans des côtes(6à10% sur 1 ou 2 km), en Normandie on ait loin des 12 15 ou 20 km des cols.
Mon objectif, est de monter à ma main.
J'espère y arriver, lorsque je lis ces témoignages, j'ai un peu peur
25. Par thbz (14 juin 2008) :
Phil,
vous êtes parfaitement capable d'y arriver. Un col, comme un marathon, est à la portée de toute personne en bonne forme physique et motivée (et pas trop pressée d'arriver en haut :-). Avant de monter l'Alpe d'Huez, je me suis principalement entrainé sur une côte de la région parisienne. Je la montais et la descendais six fois de suite sans m'arrêter...
L'entraînement permet de se régler, de savoir quand son corps a besoin de boire ou de manger un peu (surtout si on prévoit d'inscrire le col dans une balade de 50 ou 100 km). C'est normal de ne pas en faire autant lors de l'entraînement que dans des vrais cols.
Et le jour J, vous y arriverez sans aucun doute. De préférence le matin, tout de même, parce qu'il n'y a pas beaucoup d'arbres pour isoler du soleil sur les pentes du Tourmalet...
26. Par Phil (14 juin 2008) :
Bonsoir
Merci pour ces encouragements, c'est bien le style d'entraîment que je fais: montée descente 5 à 6 fois.
Je fais des montées à l'économie, c'est à dire le plus petit développement et environ 35 à 40 tr/mn pour ne pas monter mon rytme cardiaque et des montées à 50 à 60 tr/mn et plus sur le fin.
Ce que je me dis, c'est que la reccupération dans les descentes, qui me permet de revenir au alentour de 100ppm, sur 20 km de montée, je ne l'aurais pas et c'est là ma principale interrogation et inquiétude.
Il n'est pas question pour moi de faire plus que le nécéssaire, deux ou trois jours pour m'abituer à la région et apréender les montée "sérieuses" et après, je m'attaque à la bête.Echauffement et départ du pied du col pas de balade de 50 ou 100km.
Il me restera deux jours pour la retenter au cas ou.
Ensuite, je me déplace vers l'Aubisque