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25 septembre 2006 - Divers - France

Comment monter un col à vélo

Been there, done that. Je suis monté au Puy-de-Dôme par les sentiers, parce que la route était fermée aux vélos. J'ai découvert les Alpes dans les lacets de l'Alpe d'Huez. J'ai enchaîné Peyresourde, Aspin et Tourmalet sous la pluie, dans le brouillard, avec mes affaires sur le porte-bagages. Bref, les cols ne sont plus une affaire lointaine, une scène en deux dimensions sur un écran de télévision. C'est une expérience personnelle, concrète, vécue à plusieurs reprises et pourtant éloignée de toute routine.

Ce que je peux en dire, c'est que la montée d'un col n'est pas réductible à la montée d'une côte de banlieue : la montée d'une côte, c'est un effort, alors que l'ascension d'un col est un voyage. Celui qui met dix minutes entre le pont de Sèvres et le sommet de la forêt de Meudon devra passer une heure vingt dans l'Alpe-d'Huez, deux heures et demie dans le Tourmalet. Plus de trois heures dans les trente-cinq kilomètres du Lautaret.

Au pied de la côte de Meudon, en effet, le cycliste du dimanche dispose d'une certaine quantité de résistance physique et nerveuse. Il va consommer ce stock progressivement, de manière à en conserver un peu jusqu'au terme de la montée. Il commence à pédaler sur le troisième plateau, passe sur le second sous l'autoroute, puis sur le premier dans le raidillon qui précède la voie ferrée. Il lui faut ensuite tenir le coup jusqu'au terme de la dernière et longue section de la montée. Lorsqu'il parvient à l'arrêt de bus, c'est à peu près terminé. S'il est à bout de forces, ce n'est pas grave.

Dans un col, il n'est pas question de considérer l'ascension comme une difficulté unique qu'il faudrait vaincre. Dans l'Alpe d'Huez, les quatre premiers lacets suffisent à épuiser le cycliste ; or il y en a dix-sept de plus à gravir. Le Tourmalet, c'est encore pire : les douze kilomètres, très pentus en permanence, n'offrent pas le moindre répit.

Il faut donc considérer l'ascension d'un col comme un long parcours qui dépasse les capacités d'un être humain normal. Il n'a pas, dans son corps, assez d'énergie pour l'accomplir. Au bout de quelques kilomètres il aura épuisé toutes les capacités de ses muscles. L'énergie, toutefois, cela peut se remplacer. Le cycliste va donc boire et manger, kilomètre après kilomètre, pour renouveler cette énergie au fur et à mesure qu'elle est dépensée. On apprend très vite à boire au goulot tout en pédalant dans une pente à 10 %.

Les moments de doute surviennent. Le corps se fixe alors des objectifs intermédiaires. Je continuerai jusqu'au grand lacet du kilomètre 13 ; or le corps dépasse le kilomètre 13, franchit le lacet et poursuit sa route. Je m'arrêterai à une terrasse de café à la Mongie quatre kilomètres avant le sommet, c'est absolument certain, je ne pourrai pas aller au-delà — mais le cycliste une fois à la Mongie ne pense plus qu'à continuer jusqu'au sommet. Quelle que soit l'habitude du succès, le doute est inévitable ; quelle que soit la force de ce doute, le succès final est certain.

Il serait donc possible en théorie, si on disposait de ravitaillements réguliers en nourriture et en boisson, de continuer pendant une durée indéfinie, de monter depuis le niveau de la mer jusqu'au sommet des plus hautes montagnes. On pourrait franchir trois mille, cinq mille mètres de dénivelé. Cependant, si un cycliste peut accomplir une telle performance en dix heures, le même cycliste se condamne à l'échec lorsqu'il veut s'amuser à accélérer, l'espace d'un seul lacet, dans le Tourmalet. C'est que le corps, une fois épuisées les réserves initiales, ne distille plus son énergie qu'au goutte à goutte. À chaque tour de roue, il autorise le tour de roue suivant. Que le cycliste appuie un peu trop fort et l'arrêt sera brutal. Je ne sais pas si mon analyse est vraie scientifiquement, mais elle est psychologiquement juste.

Monter un col, c'est donc pénible, c'est même dur, on ne sait jamais si on arrivera un jour au sommet, mais cela reste raisonnable. En cas de difficulté, le cycliste peut utiliser la vitesse comme variable d'ajustement : il suffit de ralentir pour souffrir moins. Il y a bien une limite : dans les derniers kilomètres du Tourmalet, quel que soit l'épuisement, il doit tout de même conserver une vitesse minimale pour ne pas tomber de son siège, pour ne pas passer vingt minutes dans chaque kilomètre. Toutefois ce seuil est beaucoup plus réduit que dans la course à pied. Le coureur de fond, à bout de forces après 35 kilomètres, doit fournir plus d'effort pour soulever son corps sur une foulée qu'un cycliste sur un tour de roue. Le cyclisme, même lorsqu'il atteint ses limites au-dessus de 2000 mètres, ne peut se comparer avec le marathon.

Publié par thbz le 25 septembre 2006

67 commentaire(s)

1. Par ZeGogo  (26 septembre 2006) :

Bizarre : je jurerais que cet article n'était pas là il y a quelques minutes et pourtant, il est daté du 20 août !

Pour moi les cols, ça se monte en voiture. C'est le seul moyen à ma portée.

2. Par thbz  (26 septembre 2006) :

La date correspond en fait à la date où l'article a été commencé. Je viens de changer la date manuellement, mais ça n'a pas l'air de fonctionner. Bon, peu importe.

Je ne peux pas monter un col en voiture, car je n'ai pas de voiture. Donc je les monte à vélo. Logique, non ?

3. Par Coucou  (28 septembre 2006) :

Lecture très agréable. Sujet assez intéressant, mais surtout très bien écrit. Quel talent !

4. Par Pas vroum  (14 février 2007) :

Y a que ceux qui ont fait du vélo qui peuvent comprendre ;)

5. Par pépère  (20 février 2007) :

De toute façon lorsque l'on est en vélo, il vaut mieux se la jouer modeste, et que ceux qui veulent faire les costauds, on les retrouve sur le bord de la route quelques kilomètres plus loin.
Bravo pour le texte.

6. Par thorgeir  (04 mars 2007) :

Très bien écrit et décrit. Juste une petite remarque, si tu es à plusieurs, il me semble que la route est moins pentue, que l'effort est moins important, que tu vas piocher moins dans tes réserves. De toute facon, il faut toujours en garder sous la pédale pour avoir le plaisir d'arriver en haut.

7. Par damien  (06 mars 2007) :

Superbe félicitation, le dépassement de soi est un moteur psycologique et on se découvre bien plus fort que ce que l'on aurait penssé être capable.Merci à l'auteur de nous avoir fait participer à son expérience qui ne sera à n'en pas douter la dernierre: le Mont Ventoux? Sans doute!

8. Par  (06 mars 2007) :

pardon: expérience qui ne sera à n'en pas douter pas la derniére. J'en profite pour ajouter qu'un col comme le ventoux sera beaucoup moins phisique car vite gravi: prudence tout de même à la decente ensuite, les 80kms/h sont vite ateind et là c'est hyper dangereu,mais l'auteur à de l'expérience lol.

9. Par herve  (22 mars 2007) :

La je vois que l'homme a souffert dans les cols,ce qui me disent non ce col se monte facile ou ils sont forts,ou ils sont fous,ou ils dopés.
Car je fais un peu de vélo par plaisir dans mes jolies Pyrenées,et bien souvent meme avec un peu d'entrainement les montées sont difficiles mais en haut il te semble que tu es le roi du monde et que tu as realisé un exploit incroyable.
VIVE LE VELO PROPRE ET RESTONS MODESTES

10. Par Olivier  (21 mai 2007) :

Ca rappelle de bons souvenirs et de bons moments de galère ... dans les grands cols alpins. Franchir le sommet laisse toujours une sensation particulière, même quand on a les jambes plantées dans le béton.

Un peu de promo pour les cols auvergnats sur le site : http://cantalperso.blog.lemonde.fr/

11. Par Niko  (03 juin 2007) :

Quel bel article !
J'ai eu l'occasion de monter le col d'Hautacam à 2 repriseà quelques jorus d'écart et ton explication est parfaite.
Je me sentais encore sur mon vélo et pensant ce que tu écris. Vraiment un grand bravo pour ce texte si bien rédigé.

Il y a une approche de la difficulté que tu n'as pas démontré :
Quand la fatigue est pressante, que l'arrivée est proche, pour rien au monde, le cycliste s'arrêtera à 5 Km du sommet, par exemple ... Même à 5Km/h, il continuera. Il ne pourra pas ne pas se dire qu'il a monter le col sans s'arrêter. Il ne faut pas flancher dans les derniers instants de cette montée.

Le col d'Hautacam : Je le recommande à ceux qui cherche un col à grimper avec de la difficulté "correcte".

Le sommet est tout simplement "beau".


Savoir et pouvoir monter ce col est une réussite si toutefois on en s'arrête pas en route, à bout de force, de nerfs.

Merci encore pour ton texte, c'est magnifique.

12. Par thbz  (03 juin 2007) :

C'est tout à fait exact, Niko. Dans le Tourmalet, rempli de doutes, j'avais accepté l'idée de m'arrêter un moment à la Mongie, quatre kilomètres avant le sommet, ne serait-ce que pour remettre de l'eau dans mes bidons ; mais une fois arrivé là, il n'en était plus question. Je suis arrivé au sommet avec mes bidons vides, je n'aurais peut-être pas pu faire un kilomètre de plus, mais j'ai réussi...

13. Par Upsilon 941  (13 août 2007) :

Bel Article.

Je pense (et même je suis sûr) que thbz à tout à fait raision. J'habite dans les pyrénées et j'ai 15 ans. Je crois que je suis un des rares jeunes du coin qui s'interrese au cyclisme.
Il y a environ un an, je suis parti du petit village de seix pour me lancer dans l'ascension du col de la Core. J'ai voulu accélérer dans une pente à 8% en voyant le sommet au loin. Mais la pente m'a vite fait ralentir et les virages semblait rendre le col plus lointain qu'il n'y paraissait. Je fait une pause de deux minutes puis c'est repartit, le compteur m'indiquait 9 km/h (je ne suis pas près de l'oublier) puis j'atteint le sommet au courage et en prime, j'abbandonne les mouches voraces qui m'ont accompgné du fait de ma lenteur dûe à mon accélération. Très content d'être au sommet, je descend tranquillement au lac de Bethmale pour me reposer pendant que mes parents reviennent de randonnée. temps d'ascension : 1h47
Un an plus tard (c'est à dire le 31 juillet 2007), je décide de me relancer à l'assaut du col que j'avait eu la prétention de défier. Je m'échauffe un peu sur le place du village, je mange une barre de céréale et c'est partit. Cette fois, prudence. La pente est douce pendant un ou deux kilomètres. Un cycliste me dépasse très vite alors que mon compteur indique 15Km/h. Je le laisse filer sachant que si j'essaye de m'accrocher, je pourrait faire demi-tour involontairement. Je monte donc assez souplement et à mon rythme jusqu'à être en vue du sommet. Pas question de faire la même erreur. Au lieu d'accélérer, je ralentit volontairement car je sait que la pente ne vat pas diminuer avant au moin trois kilomètres. Et là, très bonne surprise, je double le cycliste de tout à l'heure qui smeblait arrêté mais qui en fait, peinait à pédaler. Ainsi, j'atteint le dernier épingle à 500m du sommet avec un état de fraîcheur exceptionnel. La cause? Je montait à mon rythme. Allez plus que 100m. Un sprint pour la frime car je pouvait me le permettre avant de me laisser rouler jusqu'à Bethmale pour le retour. Et là, les 14Km furent bouclés en 1h05.
Epaté, je voulut monter un autre sommet plus dur après ma revanche. Et une semaine après. Direction plateau de Beille. Au pied du plateau, je vais moins vite que je le pouvait pour ne pas m'épuiser car c'était la première fois que je la faisait. Ainsi, tout c'est très bien passé. Et les 16Km à 7.9% furent finis en 1h28. Mieux que la première ascension d'un col moins long et moins raide.

Donc mieux vaut rester humble devant la montagne, sinon elle vout le fait payer très cher. Mon conseil: monter à votre rythme et n'essayer surtout pas de suivre d'autres cyclistes qui vont plus vite ou alors vous pourrez dire adieu au sommet. Voilà.

14. Par thbz  (13 août 2007) :

Des cols de 16 kilomètres à 15 ans ? C'est remarquable, car le cyclisme demande de l'endurance et c'est une qualité qui est rarement développée à cet âge. Quand tu auras épuisé les Pyrénées, tu pourras tenter la mythique Marmotte dans les Alpes : une randonnée de 176 kilomètres et 5000 mètres de dénivelé (Alpe d'Huez, Galibier, Télégraphe...).

15. Par Upsilon 941  (15 août 2007) :

Je m'entraîne chez moi car il y a des petites côtes pas très longue mais très raides. Environ 15% par endroit. Et puis, à la fin de presque toutes, il y a des chiens qui entraînent parfaitement pour le sprint. (haha).

Mais j'ai été surpris par le plateau de Beille. 500m après la place des Cabannes, la route s'élève d'un coup mais j'ai éprouvé beaucoup de plaisir lors de cette ascension. A la fin, j'avait le soutien des chevaux de Merens tout noirs qui venaient gambader près de moi à la sortie de la forêt. Puis en voyant le tour de France, je savait que les derniers kilomètres étaient plus doux. Cela m'a permis d'aller au bout. Mais je n'ai pas fait la descente car en passant certain epingles à cheveux, la route s'élevait subitement et j'avait trouvé l'initiative de la descente plutôt dangereuse . Mais j'était venu pour la montée (même si je n'ai pas fait mieux que Contador).

Si j'ai la chance d'aller dans les Alpes, les principaux cols qui m'interessent sont:
Alpe d'Huez (par Bourg d'Oisans)
Galibier (par Télégraphe)
Joux Plane (par Samoens)

Mais dans les Pyrénées, je suis en vue de l'aubisque, le port de Lers (par Massat).
Puis quand j'aurait suffisament d'experience, le port d'envalira en partant d'Ax les Thermes, histoire d'aller plus vite que les voitures les jours d'emboutteillage étant très fréquent en Andorre. Mais nous y sommes allé hier et j'ai trouvé qu'après le pas de la case, la montée était terrifiante. Mais ce n'est pas grave. La jolie vue donne du courage.

16. Par Lanterne Rouge  (16 août 2007) :

Alors la bravo. Voilà ce que j'appelle de l'ambition. Penser à monter des cols Hors Catégorie à 15ans et en vélo. Bravo.

Et bravo aussi à l'auteur de ce bel article qui parait si vivant.
A Niko:

C'est vrai que c'est beau le col d'hotacam.

17. Par novice  (13 septembre 2007) :

L'analyse de la facon de monter un col est bonne et pertinente et si je peux me permettre je vais rajouter quelques conseil.
je fais du vélo depuis 5/6 ans et cette année j'ai décidé de monter 3 cols des Pyrénées. tout d'abord je précise que mon gabarit n'est pas celui d'un "grimpeur" (1,82 m pour 85 kg)mais avant de se lancer dans un col , je pense qu'il faut connaître ses limites (cardiaques et physiques).
J'ai monté le Portet d'aspet, l'Aspin et le Tourmalet et chaque fois je tiens compte de trois paramètres: le rythme cardiaque (< de 10 pulsations par rapport à la fréquence max), du mal musculaire (à la limite du mal)et d'une bonne hydratation + nourriture et j'ai oublié beaucoup de mental.
Avec ses paramètres, tu peux monter un col sans trop de problèmes.
Concernant le Portet d'Aspet ça été assez facile pour l'aspin et le Tourmalet, j'avais fais un repérage quelques jours avant et j'avais été impressionné, surtout par le Tourmalet.Pour la montée de l'Aspin , je suis parti un peu vite et la fin a été dure, mais bon ça été (Arreau- sommet du col =12 km à 11,5 de moyenne).Pour le tourmalet, les 17 derniers kms (à 10,5 de moyenne)j'ai respecté les paramètres sités plus haut et ça a bien fonctionné, très dur en arrivant à la Mongie mais à partir de là, c'est le mental qui prend le dessus et tu te dis si je suis arrivé là, je peux faire les quatres kms jusqu'au sommet. Les derniers lacets sont très, très durs mais quand tu arrives au sommet tu oublies toute la souffrance de l'ascension et tu éprouves une certaine fierté de ton exploit.

18. Par Upsilon 941  (22 septembre 2007) :

Je suis d'accord. En tout cas, c'est ce que j'ai éprouvé aussi. Par contre, je n'ai pas très bien saisit le principe des paramètres.

19. Par Chazy Chaz  (30 octobre 2007) :

Je pense que les paramètres sont une sorte de limite qu'il ne faut pas dépasser (rythme cardiaque) ou une consigne (alimentation) pour optimiser ses performances.

20. Par Upsilon 941  (30 octobre 2007) :

OK d'accord :-)

En tout cas, pas de cols avant le printemps. Il fait trop froid pour le moment.

21. Par coco50  (17 mai 2008) :

Un col HC fait à 15 ans à peine ? (??)

22. Par  (17 mai 2008) :

Faites le Mont-du-chat, on n'en reparle après !

23. Par Métropolitain  (28 mai 2008) :

Comment est le Mont-du-chat ?

24. Par phil  (13 juin 2008) :

Bonjour
Moi, je n'ai pas encore fait l'espérience de la haute montagne.
j'ai 53ans, je faisais du foot jusqu'en 2005.
Ayant déménagé, pour des raisons professionnel, depuis 2005, je fais du vélo.
Cet été, je part dans les Pyrénées pour faire le tourmalet.
Je m'entraine dans des côtes(6à10% sur 1 ou 2 km), en Normandie on ait loin des 12 15 ou 20 km des cols.
Mon objectif, est de monter à ma main.
J'espère y arriver, lorsque je lis ces témoignages, j'ai un peu peur

25. Par thbz  (14 juin 2008) :

Phil,

vous êtes parfaitement capable d'y arriver. Un col, comme un marathon, est à la portée de toute personne en bonne forme physique et motivée (et pas trop pressée d'arriver en haut :-). Avant de monter l'Alpe d'Huez, je me suis principalement entrainé sur une côte de la région parisienne. Je la montais et la descendais six fois de suite sans m'arrêter...

L'entraînement permet de se régler, de savoir quand son corps a besoin de boire ou de manger un peu (surtout si on prévoit d'inscrire le col dans une balade de 50 ou 100 km). C'est normal de ne pas en faire autant lors de l'entraînement que dans des vrais cols.

Et le jour J, vous y arriverez sans aucun doute. De préférence le matin, tout de même, parce qu'il n'y a pas beaucoup d'arbres pour isoler du soleil sur les pentes du Tourmalet...

26. Par Phil  (14 juin 2008) :

Bonsoir
Merci pour ces encouragements, c'est bien le style d'entraîment que je fais: montée descente 5 à 6 fois.
Je fais des montées à l'économie, c'est à dire le plus petit développement et environ 35 à 40 tr/mn pour ne pas monter mon rytme cardiaque et des montées à 50 à 60 tr/mn et plus sur le fin.
Ce que je me dis, c'est que la reccupération dans les descentes, qui me permet de revenir au alentour de 100ppm, sur 20 km de montée, je ne l'aurais pas et c'est là ma principale interrogation et inquiétude.
Il n'est pas question pour moi de faire plus que le nécéssaire, deux ou trois jours pour m'abituer à la région et apréender les montée "sérieuses" et après, je m'attaque à la bête.Echauffement et départ du pied du col pas de balade de 50 ou 100km.
Il me restera deux jours pour la retenter au cas ou.
Ensuite, je me déplace vers l'Aubisque

27. Par virg  (15 juillet 2008) :

Bonjour,

J'ai 40 ans, entourée de cyclistes, j'ai découvert le vélo recemment, et surtout sur home trainer (ayant besoin de me refaire une condition physique).
Du coup, je me suis attaquée à un petit col , le col des Ares par Buret dans les pyrennées. Je l'ai bien monté, j'étais super fière, mais au risque d'être ridicule, j'ai été prise de peur terrible à la descente ! Les mains cramponnées aux freins, 20-25km/h maxi !
Comment vaincre cette peur ? ce n'est pas le tout de monter les cols, il faut pouvoir les descendre ... et là j'ai un blocage ..

28. Par thbz  (15 juillet 2008) :

Virg, il n'y a pas de honte à descendre les cols lentement. Moi aussi je freine tout le long de la descente, qui n'est pas la partie la plus intéressante en montagne. Le pire c'est quand il pleut !

Le menton dans le guidon et les fesses pointées vers le ciel, c'est bien si on est un pro et qu'on a le vélo qu'il faut, mais pour ce qui nous concerne, allons-y tranquillement et arrêtons-nous dans les lacets pour admirer le paysage...

29. Par Upsilon941  (15 juillet 2008) :

Oui, surtout lorsqu'il y a des épingles à cheveux qui obligent à ralentir ;-)

Je reviens des Alpes et j'ai pu faire le col de Joux Plane :-D

Mais toujours pas l'Alpe d'Huez. Dommage.

En tout cas, Joux Plane était vraiment dur (presque jamais en dessous de 8%) mais pas très long et quelle vue au sommet. On à une vue très dégagée sur le Mont Blanc et il y a un petit lac ainsi qu'une auberge.

Maintenant que je suis de retour dans les pyrénées, je compte enchaîner Portet d'Aspet et Menté.

30. Par Clement  (18 juillet 2008) :

Hé bien moi, j'ai 20 ans et, bien que je pensait être bon en vélo, j'ai souffert le martyr pendant 2h05 dans le col de peyresourde. Et pourtant, je ne forçait pas beaucoup. Je ne vois pas où est le problème.

31. Par marc  (06 août 2008) :

bonjour jé fé ojd mon 1er col jé 16 ans le col du soulor de 12km de monté en 1h10 moi ossi g souffer mais avec le mentale tou le monde peu arivé a monté avec un minimum d'entrainement javé juste 1000km dans les jambes juste avant la montée descente presque a l'aret en raison de nbr cailloux sur la route moi ossi g un blocage tres dangereuse descente au soulor

32. Par thbz  (07 août 2008) :

Eh bien, vous avez l'air d'être encore essoufflé. Il faut se reposer un peu avant de taper sur son clavier...

33. Par Alberto Qu'on t'adore  (11 août 2008) :

Bonjour thbz :-)

Pouvez vous me donner quelques conseils sur l'alimentation idéale pour le cyclisme (en montagne)

J'ai 19 ans et cet été, environ 400Km d'entraînement et je voulait m'attaquer au col de l'Iseran.

Merci d'avance.

34. Par thbz  (11 août 2008) :

Bonjour Alberto,

Pour ma part j'ai regardé quelques sites Web et puis j'ai adapté en fonction de ce que je ressentais au cours de mes diverses randonnées.

Je n'ai pas suivi de régime particulier dans les semaines précédentes, pour moi tout cela n'était qu'un loisir... Mais les jours où je faisais de la montagne, j'essayais de manger plutôt du poisson, du riz, des sucres lents aux repas, histoire de me donner bonne conscience. Pas toujours facile d'ailleurs quand on fait de la randonnée et qu'on doit se contenter de ce qu'on trouve dans le seul restaurant ouvert de la ville où on se trouve...

Pendant l'ascension elle-même, je fais un peu comme pendant une randonnée : j'ai toujours à portée de la main (sur une petite sacoche à l'avant du vélo et/ou dans les poches du short) des biscuits secs, des barres énergétiques, ou des fruits secs.

Il me semble qu'il faut grignoter lorsqu'on en ressent le besoin, mais sans excès. Faire attention en particulier aux pruneaux, bien agréables pour donner un coup de fouet, mais qui se font sentir plus tard si on reste trop longtemps sur le vélo :-)

Et je prévoyais surtout l'eau : deux bidons accrochés au vélo, une bouteille pleine sur le porte-bagage. Parce que j'ai besoin de boire beaucoup.

Bref, rien de très original. Il faut surtout écouter un peu son corps et lui donner ce dont il a besoin, mais sans céder à ses caprices (genre dévorer un demi-paquet de biscuit au milieu d'un montée...) Après, si on veut faire un chrono, il faut sans doute se préparer de manière plus professionnelle !

Bon courage !

35. Par Alberto Qu'on t'adore  (11 août 2008) :

Oui, je pensait bien aux sucres lents la veille. D'ailleurs, je n'ai pas à me contenter des restaurants (j'habite à Bourg Saint-Maurice, au pied de l'Iseran et pas très loin du Galibier et de la Croix de Fer).

Je déduit également de votre réponse qu'il vaut mieux qu'il y ait des toilettes en arrivant si on mange des pruneaux ;-)

En tout cas, merci d'avoir répondu aussi vite!

36. Par zamalia  (02 janvier 2009) :

amateur de col la Réunion vous attends

37. Par KB  (26 janvier 2009) :

J ai commence le vélo il y a 6 mois je roule a peu prés 80kms sur du plat et j aimerai savoir quel est la meilleure préparation pour pouvoir monter le Ventoux ( prévue fin aout 2009)
-Programme d entrainement, fréquence de sortie etc.... tous les conseils sont bons a prendre
vélo : sport4 décathlon 50/39/30-12-25
-si quelqu un l a deja monte je suis preneur sur sensations
enfin merci de m aider car j ai decouvert le velo a 32 ans et j adore cet effort entre mental et physique

38. Par thbz  (27 janvier 2009) :

KB, je dirai d'une manière assez prévisible qu'il faut commencer par des collines. Ma technique a été de monter (et descendre) plusieurs fois de suite la colline la plus difficile de ma région de manière à faire un dénivelé comparable à un petit col.

À force, on parvient à réguler son rythme de manière à ne pas être complètement mort en arrivant en haut. Comme je l'ai dit dans cet article, il faut être conscient qu'un col est long et qu'il s'agit donc d'un effort pas forcément violent, mais continu.

Il faut bien sûr penser à l'alimentation, pour moi indispensable après 50 km (même sur le plat), ainsi que la boisson : fruits secs, biscuits, barres énergétiques. Là aussi, il ne faut pas abuser.

Tout est une affaire d'expérience. En tout cas, d'ici fin août vous avez largement le temps de vous y préparer si vous avez au départ une bonne condition physique.

39. Par  (11 juillet 2009) :

C'est bon de savoir que nos sentiments que l'on pensait personnels ne le sont pas. En effet, le sentiment de dépassement de sois-meme lors d'une ascension et de se dire, apres ce virage, je lève le pied, est en faite réalisé par bon nombre de cycliste, et plus globalement, sportifs!

40. Par ldarabi  (19 juillet 2009) :

Bravo pour vos textes, je retiens comme point commun que nous avons tous, la synthèse de la méditation et du dépassement de soi... le coeur de l'effort d'endurance et pleine nature en quelque sorte.

Perso, je reprends le vélo à 43 ans après 18 ans sans sport... 10 mois d'entrainement, 10Kgs perdus, et je retrouve peu à peu mes jambes.
Je roule en Provence habituellement, le Tourmalet est au programme du mois d'aout prochain.

Je n'ai jamais roulé dans les Pyrénées, mes expériences de jeunesse étaient plutôt dans les Alpes-Maritimes (y'a de quoi faire ceci dit : La Bonette, La Cayolle, La Lombarde, etc...)

a 43 ans, je suis satisfait de tirer 39x25, aux alentours de 10km/h sur 8% pendant 1h30...

a 20ans, je montais sur 42x21 !!!

Et vous,quels sont vos braquets pour ces efforts ???

41. Par thbz  (19 juillet 2009) :

... je vous avoue très humblement que j'ignore quels braquets j'ai utilisés, n'ayant jamais regardé le nombre de dents de mon dérailleur (le braquet, c'est bien le nombre de dents, n'est-ce pas ?). Tout ce que je sais, c'est que mon vélo à trois plateaux et sept vitesses par plateaux (ce qui correspond en fait à 11 ou 12 vitesses, car il y a à peu près deux "vitesses" de différence entre chaque plateau).

Mais vers le sommet des cols, j'étais toujours sur le grand plateau et la 2e vitesse (je crois n'être jamais passé sur la 1e, qui correspond à un développement très faible).

42. Par paterj73  (21 juillet 2009) :

Je suis cylotouriste amateur depuis 1 an, j'ai 35ans et j'habite Chambéry, où les cols sont nombreux . L'article de l'auteur est très pertinant.

Je confirme qu'avec des capacités physiques modestes, avec quelques centaines de km dans les
cannes on peut finir par monter n'importe quel col lorsqu'on démarre doucement et qu'on reste à son rythme.

On peut tenir sans problèmes 3 ou 4 heures sur un vélo en montée, en moulinant doucement sur du 30*28 ou du 30*26 , en ayant mangé des spaghettis 2 h avant et en buvant régulièrement tout au long de l'ascension !

J'ai testé le galibier l'an dernier au départ de saint michel de maurienne (2100 m de dénivelé positif) avec 1500 km, 75 km pour 1,70 m, et je suis arrivé en haut sans problèmes majeurs en restant à un rythme moyen de 7 à 8 km/h en montée.

Le seul ennemi du cyclotouriste dans les cols est le culte de la performance.


43. Par barjo aime le velo  (21 juillet 2009) :

moi aussi j'aime les côtes, pas les pentes que le côtes !!!!
Créez des côtes, plus de côtes, des vrais ! et pas de pente.
et oui je suis comme vous j'ai un petit vélo dans la tête.

44. Par thbz  (22 juillet 2009) :

paterj73 : absolument d'accord. J'ajouterai qu'on monte un col pour l'exercice physique, certes, mais aussi pour la découverte d'un paysage qui englobe en permancence le cycliste, alors que l'automobiliste reste la plupart du temps isolé dans sa coque.

Surtout pour un Parisien comme moi, qui n'était jamais allé dans les Alpes jusqu'au matin où il a commencé l'ascension de l'Alpe d'Huez, absorbant lacet après lacet l'immensité de la vallée et poursuivant ensuite, l'œil un peu ivre, à 2000 mètres d'altitude vers les lacs de haute montagne...

45. Par paterj73  (22 juillet 2009) :

L'alpe d'huez est certes un coin sympa, malheureusement l'intense circulation aumobile n'a-t-il pas gâché le plaisir de votre ascension ?

Et puis d'ailleurs, pas besoin de faire des grands cols pour prendre du plaisir à vélo.

Les "petits" cols à portée de fusil de Chambéry ou d'annecy suffisent pour l'instant à mon plaisir ! Certains cols à 600 ou 800 m d'altitude ont parfois plus de charme que les épouvantails survendus du tour de france ! Les cyclos qui se font l'ardéchoise chaque année le savent bien...

Comme vous, je fais du vélo pour en prendre avant tout plein les mirettes, l'aspect sportif est purement secondaire. De toute façon, avec ma condition physique , je n'ai ni l'envie ni les moyens d'avoir l'esprit de compét...

46. Par vera gardoni  (23 juillet 2009) :

vraiment sympas tous ces commentaires, je fais du VTT le dimanche matin de bonne heure 20/30km rires...sur des routes toutes plates de la forêt landaise... demain c'est mon anniversaire...alors envie d'investir ds un vélo léger et de prendre de la hauteur...ds les Pyrénées.merci

47. Par paterj73  (23 juillet 2009) :

Vera gardoni, quand j'ai démarré le vélo je ne faisais certainement pas mieux que vous, et en plus avec un vélo de route qui rend mieux sur le bitume que votre VTT !

J'ai commencé le vélo l'an dernier au printemps sur les rares parcours plats ou légèrement vallonés du 73 (chambéry), et après 20 ou 30 km à 18 km/h de moyenne j'avais plus que largement mon compte, la moindre côte m'était fatale.

En une dizaine de sorties, en allant à mon rythme, je suis arrivé à passer sans fatigue 50 puis 70 puis 80 km. Et puis je me suis rendu compte que ce que faisais au départ à 18 km/h, je le refaisais sans forcer à 20 puis 22 km/h...

La performance vient naturellement avec l'endurance, mais il ne faut à mon avis surtout pas essayer de faire le contraire.

Ensuite je me suis attaqué à quelques circuits courts avec des petits cols (500 à 1000 m de dénivelé par sortie), et très vite je suis arrivé à grimper sans trop souffrir jusqu'à 2000 m de dénivelé en faisant plus de 100 km avec des enchainements de plusieurs petits cols.

Evidemment, avec 45 petits cols répertoriés à moins de 50 km de chez moi, mon terrain d'entrainement est un peu plus privilégié que la moyenne.

Et puis en fin d'été dernier j'ai mis le vélo dans la voiture, et j'ai commencé quelques "grands" cols accessibles en voiture pas trop loin de Chambéry (Madeleine, cormet de roselend, galibier, croix de fer et glandon).

J'ai mis presque 4 h pour le galibier, c'est un temps parfaitement minable pour 35 km (dont 5 de descente entre le télégraphe et valloire)et qui ferai rire n'importe quel cyclosportif mais au moins j'ai vu le sommet, et j'ai pleinement profité de mon ascension !

Quand on est capable de faire une sortie plate de 3 heures à 20 ou 22 km/h sans souffrir, on peut sans problème commencer un col de 2ème catégorie, à condition de démarrer très doucement, en moulinant bien pour pas se péter les cannes, et ça vient tout seul.

Plus que du courage, le vélo demande du temps et surtout un peu de patience. Mais c'est très valorisant car on se voit vraiment progresser tout en se faisant plaisir...

48. Par vera gardoni  (28 juillet 2009) :

beau résultat en un an cela m'épate, ivresse des sommets maintenant pour vous bravo....
complètement d'accord sur les progrès rapides, ensuite comme dans tout sport pour élever son niveau il faut s'endurcir un peu ,et c'est le mental qui en est la base; suis tout à fait à ce niveau 3h et 22 km/h grosso... et course à pied 2 fois par semaine, mais voilà les montagnes sont un tout petit peu loin... alors profitez bien de ce bonheur quasi quotidien en ayant une pensée pour ces gens, à l'affut de la moindre petite côte, bien cordialement :)

49. Par lmz  (31 juillet 2009) :

Merci pour le bel article.
J'adore le tour de france aussi bien pour le côté course que pour la beauté des paysages mais je suis à part ça étranger au monde cycliste. Je le perçois un peu comme un monde d'initiés et je n'ose pas trop m'y immiscer.
Mais ça me démange trop et j'ai décidé de franchir le pas. Votre article résume bien ce que j'ai envie de ressentir en me mettant au vélo. J'ai une condition physique acceptable voire bonne mais je ne cherche pas la performance. Juste le goût de l'effort et la découverte de paysages avec en point de mire la montagne.
Je suis donc en train de me renseigner pour acheter un vélo mais je n'y connais pas grand chose. Je ne sais pas quels critères regarder et quel matériel choisir d'autant plus que les prix montent assez vite. Je me demandais donc quel vélo vous avez et si vous aviez des conseils quant au matériel à choisir pour un débutant motivé?

50. Par thbz  (01 août 2009) :

Pour ma part, j'ai acheté un VTC (vélo tous chemins) à 300 euros environ. Trois plateaux de sept vitesses chacun.

Le VTC, ça me permet de faire occasionnellement des chemins dans les bois et de supporter les bagages. Si on a une voiture pour porter les bagages et amener le vélo au pied des cols, un vélo de course est sans doute préférable car plus léger. En ce qui me concerne, j'ai fait la plupart des cols avec deux sacoches pleines sur le porte-bagages.

Pour le prix, j'ai juste choisi au hasard, parmi des vélos ni trop chers, ni trop bon marché...

Il faut surtout, à mon avis, penser aux à-côtés : la sacoche qui pourra s'accrocher sur la cadre, le matériel de dépannage (voire une chambre à air, ça n'est pas si lourd), les bidons, etc. Et puis le K-Way, la petite pompe... Et l'alimentation, dont j'ai parlé plus haut.

51. Par Pierre  (02 août 2009) :

Bonjour, et merci pour cet article très bien écrit!

Voilà je me présente, j'ai 17 ans, et je viens dans les Alpes une semaine la semaine prochaine, au village du Reposoir, au pied du Col de la Colombière.
Cycliste, entre occasionnel et régulier de Bretagne, j'avais passé le pas l'année dernière et j'avais emmené mon vélo pour grimper le col de la Colombière, et celui des Aravis, 2 ou 3 fois chacun, les 2 enchainés un jour de bonne forme.
Un an est passé, l'entrainement a été modeste cette année, même si en prévision de venir la semaine prochaine a fait augmenter le niveau de mes entrainements, mais voilà j'ai une question.
Je viens donc pour faire du vélo en montagne. L'ayant fais l'année dernière, je pense connaître l'esprit, le moral qu'il faut avoir pour monter les cols, mais, cette année j'aimerais monter le col de Joux-Plane. Après beaucoup de recherches, j'ai l'impression qu'il ressort que ce col n'est pas à monter pour tout le monde, et que seuls les cyclistes aguéris parviennent à le franchir. Est-ce que je dois quand même tenter, sachant que j'ai la volonté, ou alors dois-je laisser tomber ce col Hors-Catégorie, avec mon niveau médiocre ?

Merci d'avance pour la réponse, et encore bravo pour ce bel article!

52. Par thbz  (04 août 2009) :

Bonjour,

Je ne sais pas si mes conseils peuvent vous être très utiles, mais si on a la volonté et de l'entrainement, il ne faut pas avoir peur des cols. Prévoyez surtout la boisson, la nourriture, et puis allez-y à votre rythme. J'ai monté l'Alpe d'Huez sans avoir fait de grand col auparavant. Donc je dirai : si vos premiers petits cols ne vous ont pas trop éprouvé, jetez-vous donc à l'eau... Le plaisir sera certainement au rendez-vous une fois en haut ! Et si vous deviez vous arrêter avant le sommet, eh bien ditez-vous que c'était un entraînement...

53. Par Jordan  (15 août 2009) :

Bonjour , superbe article..

J'ai 16 ans et retrouve toutes ces superbes sensations dans cet article..
Il faut surtout rester Humble meme après avoir monter les principaux cols des pyrénées..
J'ai a mon actif L' Aspin , Hautcam , Le SOulor, l'Aubisque , le Tourmalet , et le tourmalet..
Et j'en suis très très fier!

Merci pour ce superbe article

54. Par Pierre  (16 août 2009) :

Me revoilà revenu de ma semaine cycliste, très réussie!!
J'ai finalement tenté de monter Joux-Plane une après-midi, et résultat: après 1h30 de rudes efforts j'étais enfin arrivé au sommet!! Bon je me suis arrêté bien entendu de temps en temps, histoire de reprendre mon souffle mais finalement je suis arrivé au bout du col au premier essai, et quelle sensation en arrivant au sommet!!!
J'ai donc monté Joux-Plane cette semaine, ainsi que le Col de la Colombière ( 4 fois ), celui de Romme ( 2 fois ), le Col des Saisies et celui des Aravis! Une semaine bien chargée mais qui m'a réellement fait comprendre qu'avec de la volonté et un minimum d'entrainement on peut y arriver! :)

55. Par Portet  (10 septembre 2009) :

D'abord merci à THBZ,pour son récit, ainsi qu'à vous tous cyclistes...Si je puis me permettre,comme ancien coureur de 2° catégorie,(hé oui c'était une autre époque!) j'ajouterai,quelques conseils,pour la montagne .La veille, ou 2/3 jours avant, supprimez le vin ,bière et apéritifs,les bons vivants se rattraperont le soir à la veillée en racontant leur doux calvaires de "champion".
Pensez à récupéré dans les épingles en les prenant le plus larges possible, la pente y est moins accentuée.
En danseuse ,tombez une dent,ou 2 (De 26 à 24 par ex.)sinon vous changer de fréquence de pédalage,
donc monter les pulsations cardiaque..
Le sommeil est important,prévoir de bien dormir les jours précédents vos exploits.La veille au soir, rien ne sert de se coucher trop tôt, vous risquez de faire 10 fois la montée avant de trouver le sommeil.Que celui qui n'a jamais eu de boule à l'estomac,d'appréhension,voir de stress avant un grand rendez-vous avec la Montagne, se lève!...enfin ,comme beaucoup d'entre-vous le rappelle, il faut BOIRE,une gorgée ou deux ,mais très régulièrement.
Pour mémoire,50cl.à 1 litre d'eau par heure par beaux temps suivant votre corpulence,votre niveaux de transpiration.
Enfin pour la récup' ,rien de meilleurs qu'une douche glacée qui terminera la douche chaude ..
Aujourd'hui, à 60 ans,je réussis à rouler 3/4 heures ,bien aidé par l'achat d'un "Cardio"

56. Par hamouda  (19 octobre 2009) :

je sai pas koi dire mai en tou les cas c tré tré bien ecrit sa je kiff mai le problaime c que je narive pas a monté les cole a chak foi je sui dans un cole mes pied ne tourne pas si vitt et je sen de la febless dans mes jambe si jme force jai mall au cuiss et mes molet ya un moyen pour reglé tou sa?

57. Par thbz  (20 octobre 2009) :

Bonjour,

Avant de monter un col, il faut bien sûr commencer par des collines douces, et aussi faire des randonnées assez longues sur le plat pour vérifier qu'on a une endurance minimale.

Et si malgré cela on n'y parvient pas, eh bien ce n'est pas si grave : le vélo, c'est pour se faire plaisir, mais il y a beaucoup d'autres manières de se faire plaisir dans la vie...

Bon courage !

58. Par michel  (29 octobre 2009) :

SALUT A TOUT LES AMATEURS DE CYCLO ETANT UN RETRAITER DE 64 et demie je me suis lancer dans le velo et tout les ans je me fait des plaisires je vais voire le tour de france et j en profite pour grimper les cols des alpes juras la grimper de bourg st maurice a tignes bourg st maurice l isseran bourg st maurice le petit st bernard cote francais et italien bourg st maurice le cormet de rosselande ensuite beaufort cormet de rosselande la monter des saisses cote beufort et cote megeve la monter du mont joly le col de la coix fry 2 FOIS EN PARTANT DE THONE LA MONTER DE LA PLAGNE ET 2FOIS LES ARRAVIS ET LA COLOMBIERE TOUT CELA ET DUR DUR MAIS QUEL SATISFACTION UNE FOIS ARRIVER EN HAUT ET LORSQUE L,ON REGARDE VERS LE BAS DE DIRE JE LES FAIT . DEPUIS 15ANS QUE JE FAIT DU VELO JE SUIS FIERE D;avoir grimper tout les plus grand cols pyrennee alpes savoie juras vogiens mont vantou puy de dome la ( jalabert entre parenthese tres dur)comme ont dit on monte les cols a sa main et surtout bien se revatitailler en boisson et nouriture autrment gare a la frigal bon courage atout les futurs grimpeurs

59. Par Id65  (02 mars 2010) :

Très bel article, je suis moi même cyclotouriste amateur, j'ai un vélo sur lequel je met mon sac sur le porte bagage et j'ai moi aussi enchainé plusieurs cols et je dois dire que lorsque tu parles de la montée du Tourmalet et qu'on se dit qu'on va s'arrêter à La Mongie et qu'en fait on continue, c'est exactement ce qui m'est arrivé, je me disais que c'était pas possible de continuer, je vais m'arrêter à la Mongie et en fait je suis arrivé au sommet sans m'arrêter. ça fait plaisir de voir que l'on est pas seul.

60. Par thbz  (03 mars 2010) :

Avec ton pseudo tu es peut-être de là-bas...

Dans les montagnes j'ai vu peu (voire pas du tout) de cyclotouriste avec les bagages. En général, ils se débrouillent pour les laisser à l'hôtel ou dans une voiture conduite par un proche (dans les Alpes, un groupe de Canadiens, que j'ai côtoyé deux jours de suite, était suivi par un bus). Mais lorsqu'on n'a pas cette possibilité, on essaie de voyager avec le minimum et on dépense un peu plus d'énergie que les autres pour appuyer sur les pédales...

Et oui, la Mongie à 4 km du sommet c'est dur !

61. Par moxxx  (09 mars 2010) :

Ton article est très bien raconté
Et en effet, tout col se gère, pas comme une côte ou l'on peut se permettre d'être a bloc tout le temps de la montée et de renchainer une attaque sur le sommet.
J'ai monté mon premier col il y a 2 ans, à 17 ans, avec le galibier en partant de Valloire.
Dans ma modeste petite carrière j'ai également gravit hautacam, le tourmalet, le télégraphe, l'alpe d'huez, la croix de fer, le glandon, pont d'espagne(Cauterets), le soulor,...
Peu importe la difficulté du col, à chaque fois je suis parti avec le même état d'esprit:" quoi qu'il arrive, je rejoindrai le sommet". La motivation est essentielle. Ensuite vient les qualités physiques.
Une petite technique lorsque l'on monte un col: ne pas regarder la pente. Car le psychologique joue un rôle incroyablement grand dans la façon de monter. Je monte toujours le col regard 15-20m devant, jamais vers le haut, mis a part lorsque j'apercois le sommet, ce qui me donne à chaque fois des ailes^^
Je pense quand même que l'on peut se permettre d'attaquer dans les cols, il suffit de très bien se connaitre. Car, connaitre ses limites et ses point forts, c est déja connaitre si oui ou non on arrivera au sommet, entier ou a la ramasse...

Merci encore pour ce texte qui m a redonner l'envie de gravir d'autres col :D

62. Par tof  (21 mars 2010) :

bonjour,

j'ai 34 ans, 5 bons kilos en trop et je recommence à rouler :40 km, 23 km/h de moyenne sur des parcours assez vallonnés (enchainement de côtes de 2km à 7-8% dans les ardennes belges).

l'objectif est le ventoux en aout. je compte partir là bas avec 1500 km dans les jambes et être capable de tenir 4-5h sur un vélo avant de tenter l'aventure.

réaliste ? vu les différents commentaires, oui. Le problème, je n'ai que 2 plateaux à l'avant sur mon vélo.

63. Par thbz  (22 mars 2010) :

Bonjour,

Oui cela paraît réaliste avec de la motivation et quelques essais de balade plus longue d'ici là. Pour ce qui concerner les deux plateaux, tout dépend de leur configuration. J'ai trois plateaux sur mon vélo, mais en fait le développement de chacun d'entre eux se recoupe dans une certaine mesure, donc je pourrais avoir les mêmes possibilités avec deux plateaux.

Bonne route !

64. Par pauget  (02 juillet 2010) :

Ca fait 3 mois que je fais du vélo et j'ai l'impression que tes écris décrivent mes sensations.
Traîner mes 86 kgs sur un vélo de 12kg sur des côtes de 6% c'est déjà la mort pour moi, au bout de 5 km j'ai l'impression de survivre uniquement ! Mon coeur à 185 et cette petite voix qui te dit "arrete, on recommencera qd on sera entraîné"
Enfin bref, le Lautaret c'est pas pour demain !

65. Par legrimpeurdu50  (10 août 2010) :

salut,
j'ai 16 ans.je reviens de mes vacances aux pyrénées où j'ai eu la chance de monté le col du tourmalet ,d'aubisque ,du soulor ,d'aspin ,de peyresourde , de beyrede et enfin les montées au station du pla d'adet,de superbagneres et d'hautacam.je les ai grimpé avec mon trek 2.1 equipe en triple.Et en général avec un braquet 39*17 sur du passage à du 4-6%,30*20 sur du 7-10% et 30*25-26-27 sur du plus de 10% en position assise et en danseuse 39*14 partout.et c'est dans le tourmalet ou j'ai eu le plus de mal surtout le dernier km à plus de 10%

66. Par fandevélo  (02 septembre 2010) :

Super ce document! Merci! Bonjour tout le monde, j'ai 23 ans, mesure 1m82 pour 63 kgs et n'ai que 700 kilomètres dans les jambes. Hier, j'ai fait 50 bornes (entraînement) à une vitesse moyenne de 27 km/h, mais j'ai dû freiner par moment car des voitures passer...Je pense sinon que j'aurais été à 28. Est-ce bien déjà?^^ Sur le parcours, j'ai fait des petites côtes!^^ Je grimpe le col de la Faucille, long de 11.5 km à 6.3% de moyenne en 48 minutes pour l'instant. Est-ce déjà pas si mal?
J'espère m'améliorer beaucoup encore lorsque j'aurai 5000 bornes dans les jambes!^^

Ni trop loin, ni trop proche de chez moi, il y a des bons cols : la barillette, la Ramaz, le col de la colombière, le col de la Faucille...^^

67. Par fandevélo  (02 septembre 2010) :

''passaient''

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