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11 novembre 2009 - Paris

Batignolles, avant la ville

L'emprise ferroviaire des Batignolles est sans doute le plus vaste terrain vague de Paris. Ce n'est plus vraiment une gare, pas encore une ville. On ne sait pas trop si on a le droit de s'y promener. Rien n'interdit explicitement d'y entrer. On hésite parce qu'on sent bien qu'on sort de la ville sans entrer dans une campagne.

Ce lieu ne relève pas d'un statut bien déterminé. On ignore comme s'y comporter.

Ces photographies datent du printemps dernier. Le site s'est sans doute encore transformé depuis, progressant encore dans une dégradation qui paraît naturelle.

Ce n'est qu'une question de temps. Un jour la ville aura annexé cet espace vague et indifférencié, dans lequel la raison d'être des constructions désaffectées s'estompe peu à peu. Il n'en conservera aucune trace, à moins qu'il ne décide, comme à Paris Rive Gauche, d'en extraire quelques éléments dit « patrimoniaux », leur donnant un nouveau sens dans un nouveau contexte.

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Publié par thbz le 11 novembre 2009

6 commentaire(s)

1. Par Détails  (13 novembre 2009) :

Ailleurs, dans d'autres métropoles il existe les friches urbaines, ce sont des endroits délaissés mais relativement petits. Ici, il s'agit d'un très grand espace laissé à la nature. Trop grand et important pour que certains demandent sa réhabilitation. Au moment où la ville a le plus besoin d'espaces pour évoluer, cette "friche" tombe à pic. J'ai vu parmi les liens que tu as posté que certains projets existent et comme le besoin de place et à l'ordre du jour, rien n'empêche de commencer. On donne la date de 2010 donc, c'est pour bientôt.

2. Par thbz  (14 novembre 2009) :

Oui, je suis parfois étonné de voir qu'on trouve encore de la place dans Paris intra muros...

Au fait, merci de passer encore sur ce blog, qui est pourtant en état de sous-alimentation chronique, par manque de temps mais aussi et surtout d'inspiration !

3. Par FrédéricLN  (22 novembre 2009) :

Vu il y a quelques jours, de très grands tas de gravats.

Place nette.

Un pavillon (début XXème ?) est resté debout à la lisière Sud. Face aux jardins, familiaux ou publics, déjà redessinés et remodelés. Je crois qu'il abritera ce qui s'appelait le service des Parcs et Jardins de la Ville de Paris.

La ville en train de se faire, en projets, en tas, a quelque chose de magique, d'inquiétant aussi. Une table rase.

4. Par FrédéricLN  (22 novembre 2009) :

oups, j'oubliais : je venais surtout vous dire comme j'ai été touché par votre commentaire chez ecopublix sur Emmanuel Saez. Non que je le connaisse ... mais sans connaître son nom, j'avais entendu parler à moult reprises de ses travaux : un vrai découvreur montre la lune et pas son doigt.

Et surtout, c'est ça la magie des blogs : une bio de qualité pro, meilleure que celle de la presse, et sur la même page, en commentaire, le témoignage du voisin de classe. Si la mondialisation a un mérite, c'est cette magie là.

5. Par thbz  (23 novembre 2009) :

Et qui sait, peut-être passera-t-il lui aussi un jour par là...

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