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1 octobre 2007 - Arts, architecture...

Dubai

La compagnie Emirates propose des vols avec escale de dix heures à Dubai. Pour le prix d'un voyage, on peut donc, en plus, visiter rapidement l'une des villes les plus extraordinaires du monde.

À l'aéroport de Dubai, des slogans vous souhaitent la bienvenue chez vous : « welcome home ». C'est pourtant l'inverse que j'ai ressenti : je ne suis pas chez moi, je ne suis pas même chez quelqu'un d'autre. Les voyageurs sont européens, africains, asiatiques, les vendeuses sont souvent vietnamiennes, les employés indiens, les hôtesses de l'air de la compagnie locale Emirates viennent pour certaines de la Corée où je viens de passer trois semaines. On voit bien quelques visages couverts des coiffes blanches que l'on associe habituellement au Moyen-Orient ainsi que des femmes voilées, mais l'impression dominante était d'être nulle part en particulier.

Nous voulons louer une voiture pour sortir de l'aéroport et visiter la ville réelle. La première agence refuse de nous donner une voiture parce que nous n'avons pas un permis de conduire international. La seconde ne semble pas avoir la même interprétation de la réglementation. Boîte automatique, climatisation : nous sortons de l'aéroport.

À Dubai je veux d'abord contempler la plus extraordinaire pépinière de gratte-ciels du monde. Après avoir perdu une ou deux heures à tenter de nous orienter, nous finissons par voir sortir de la brume une rangée d'aiguilles :

À l'écart, planté dans la mer, le Burj al-Arab, hôtel aussi élevé que la tour Eiffel, d'un luxe paraît-il sans égal :

Le Burj Dubai, le plus haut immeuble du monde. Il atteint déjà 550 mètres de hauteur, on ne sait pas exactement jusqu'où il montera. La flèche de plus en plus fine, bientôt recouverte de verre, se fondra dans le ciel :

Pourtant la forme du Burj Dubai est assez maladroite. Son gigantisme n'impressionne guère lorsqu'on le voit de loin. Peut-être faudrait-il approcher jusqu'à la base, ce qui n'est pas possible pendant les travaux.

Le centre de la ville nouvelle, où chaque construction rivalise d'originalité et, surtout, de hauteur :

Malgré la forme du Burj al-Arab qui rappelle une voile de bateau, malgré les discours des promoteurs du Burj Dubai qui expliquent avoir mis l'esprit de l'architecture traditionnelle dans leur monstre, ce n'est pas dans le Dubai nouveau que je peux trouver une touche locale. Je vais donc garer la voiture dans le vieux Dubai. Direction la crique, traversée sur un bateau-taxi, et les souks. Odeurs d'épices, tissus à bon marché, copies de Rolex proposées par les vendeurs dans la rue... Toutefois, c'est vendredi et la plupart des boutiques sont fermées. A vrai dire, il n'y a autour de nous que des Indiens. Les panneaux et les enseignes sont tous en anglais aussi bien qu'en arabe. 35 degrés, chaleur très humide qui trempe la chemise : c'est un temps plutôt clément pour la région.

Nous revenons à l'aéroport en ayant vu une ville de nulle part, une sorte de conte des Mille et Nuits adapté aux goûts de la finance et du tourisme internationaux. Une Babel dans laquelle des hommes qui parlent toutes les langues bâtissent une tour dont on apercevra à peine le sommet. Fragile comme Babel, car nul ne sait exactement si ces tours se rempliront.

Publié par thbz le 01 octobre 2007

2 commentaire(s)

1. Par S.  (01 octobre 2007) :

Bon retour en France.
Tu as completé ton periple sud-asiatique par un passage éclair à Dubai. Je ne vais pas trop parlé là-dessus, tu connais très bien mon avis personnel sur cette ville mais le parallèle que tu as fait avec Babel, je le trouve très réussi, bravo à ton trait-d'humour:-)
Pour le Burj-Dubai, il faut dire que les architectes l'ont conçu principalement en plan de masse, c'est la vue d'en haut qui les intéressait (comme une fleur du désert), ceci-dit cette vue à part aller faire un tour dans l'espace, personne ne l'a et le résultat c'est exactement ce que tu as vu et ressenti, fragile et vulnérable...
Je reviendrai sur ce sujet, c'était juste pour te souhaiter bon retour...

2. Par Jean  (31 octobre 2007) :

J'adore la Mitsubishi evolution bleue dont les bandes "racing" verticales semblent avoir été posées pour faire corps avec les tours de l'arrière-plan. Bravo pour cette composition !

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